Un eurodéputé, ça casse sa pipe ou ça démissionne!

Avec du retard sur mes camarades euroblogueurs, je me devais, à mon tour, de réserver un dernier hommage à Bronislaw Geremek, eurodéputé polonais, mais aussi et surtout membre fondateur du syndicat Solidarnosc qui aura redonné la liberté à la Pologne en la sortant de décennies de léthargie communiste. L’homme était honnête, dévoué à la cause européenne, comme trop peu d’eurodéputés aujourd’hui qui apprécient davantage la cantine du Parlement que l’idéal européen.

Plutôt que de paraphraser mes amis blogueurs, je m’autoriserai un détournement de citation d’un antieuropéen convaincu, j’ai nommé Jean Pierre Chevènement: « un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne! »

Certains seront choqués par le titre de ce billet, c’est pourtant mon sentiment. Un eurodéputé ne devrait porter ce titre que s’il sert l’Europe de manière honnête et désintéressée pour lui même et/ou son pays d’origine. Où et qui sont ces derniers eurodéputés à siéger à Strasbourg avant tout pour leurs idées? Le meilleur représentant français, Jean Louis Bourlanges, a rendu les armes en début d’année, lassé de la bêtise de certains de ses collègues. Maintenant, c’est au tour de Geremek de nous laisser en plan, suite à un bête accident de voiture.

La vie est étrange parfois: il y a un an, ces deux mêmes hommes apparaissaient dans un même reportage TV, alors que les frères Kaczynski casse-bonbon étaient en pleine chasse aux anciens communistes et réclamaient des comptes à Geremek. Je ne referai pas l’histoire des jumeaux, c’est un autre débat.

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Le Parlement n’avait déjà que bien peu d’âme et de coeur à offrir. Que lui reste-t-il en perdant ces hommes de qualité? Heureusement qu’il nous reste encore Daniel Cohn Bendit qui, espérons le, répondra présent encore quelques bonnes années.

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