Le web européen francophone en 2009

C’est frais, ça vient de sortir. Touteleurope.fr vient de mettre en ligne la 3ème version (déjà?) de sa cartographie des sites européens francophones. Un travail de fourmi, un peu gadget, mais incontournable pour tout internaute qui s’intéresse aux sujets européens. Alors que touve-t-on sur cette carte ? 2046 sites à ce jour ! Des blogs bien sûr, mais aussi les « incontournables » (= médias/journalistes, think tanks et institutions). Pour une fois, mon égo de blogueur sera satisfait, je suis enfin cartographié après avoir été oublié dans les précédentes versions. Au bout de 3 ans de blog, je sors de l’anonymat, l’honneur est sauf !

cartographie-touteleurope2009

Mentionnons également la présence d’un Top 50 des « sites les plus centraux de la Toile européenne », dont la pertinence reste cependant à prouver. Certes, c’est scientifique, Touteleurope se base sur le nombre de liens entrants, mais j’émettrai quelques franches réserves.

Facebook, par exemple, 3ème site le plus important en matière d’Europe. Hum, hum… Je suis conscient que beaucoup de contenus européens se retrouvent dupliqués et centralisés sur Facebook, mais ce classement donne l’illusion que Facebook est une source d’informations européenne. Même remarque pour Wikipedia (nr 1). Qualifier l’encyclopédie libre de site le plus important de la toile européenne pour seulement quelques pages d’infos européennes parmi des milliers d’autres, c’est un peu usurpé. Et que dire de l’Assemblée nationale (nr 7), institution franco-française s’il en est ? Ou encore de 20minutes.fr (nr 15) qui n’a même pas de section Europe ? J’en passe et des meilleurs, un festival d’anomalies ! Au final, un site aussi central (pour le coup) que celui de Jean Quatremer, dont l’influence n’est plus à prouver, n’arrive qu’en 27ème position ! N’y aurait-il pas un bug dans la matrice ?

Tout ceci est sympathique, mais quitte à faire un Top 50, pourquoi ne pas faire ce que Wikio n’offre toujours pas : un classement des sites européens en fonction de leur influence, sur base des liens entrants, mais aussi sur d’autres critères à définir comme la primauté de l’information, par exemple ? Cela compliquera la tâche, mais la rendra d’autant plus intéressante. Et puis à quand une cartographie 100% européenne multilingue dépourvue des sites 100% nationaux ? Peut-être pour l’édition 2010 ?

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